• Présentation

    Emission à venir :

    14 mai 2018 Espaces ou espèces :
    la conservation de la nature et lʼexemple du Parc Krueger, en Afrique du Sud

    Encore et toujours la corne. Le rhinocéros ne réussit plus à vivre sa vie sauvage dans la savane. Les Kalachnikov prolongent encore et toujours le massacre pour obtenir la corne convoitée. En Afrique du Sud, presque 10% des rhinocéros sont abattus tous les ans, anéantissant peu à peu la population. Pour quelques grammes de poudre de perlimpinpin…
    Le parc Kruger pourtant, conserve les animaux sauvages et offre encore un espace protégé. Il existe une biogéographie des espèces et le bisons d’Europe diffère du bison américain. Deux espaces, deux espèces. Chaque milieu exprime des contraintes propres sur la faune et la protection des espèces est devenue indissociable de la protection des espaces. Ainsi a été décidée la formation de parc naturel, de réserves, d’espaces protégés. Les enjeux dépassent largement les espaces protégés. Le parc Kruger est l’un des plus grands parcs d’Afrique avec une surface supérieure à 20.000km² (2 X la Corse !), l’un des plus anciens, crée en 1926 et l’un des plus visité du monde. Le parc abrite près de 150 espèces de mammifères et plus de 500 espèces d’oiseaux.
    Mais le monde est en crise et le parc répond-il au besoin de protection ?
    Et si le parc Kruger permettait déjà un diagnostic sur l’état du fonctionnement de notre si petite planète , Espaces, espèces, nous allons disserter de la conservation des milieux et de la faune face au paradigme grandissant du capitalisme…

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    Les dernières émissions :

    9 avril 2018 Brésil, mésoprédateurs etc...

    Les plus grands prédateurs ont toujours été persécutés et l’élevage bovin ne semble pas faire bon ménage avec les jaguars ou avec les pumas. L’élimination des grands prédateurs suit une logique de compétition avec les activités humaines. Mais l’éradication des prédateurs à un haut niveau des réseaux trophiques est associée à une possible augmentation des prédateurs moyens. C’est du moins l’hypothèse dite du relâchement des mésoprédateurs, « mesopredator release » qui prédit que la chute drastique des grands prédateurs entraîne un accroissement des prédateurs moyens. Cet effet déstabilisant sur la faune conduirait alors en cascade à une décimation des autres animaux et plus particulièrement des oiseaux. Les mésoprédateurs détruiraient la biodiversité.
    La forêt du sud-est du Brésil regorge de prédateurs moyens, coatis, raton-crabiers, ocelots et autres loutres. Et de nombreuses études scientifiques se sont penchées sur ce problème. Alors, faut-il s’intéresser aux loutres, aux coatis, aux ocelots et aux raton-crabier ? Sur Radio Libertaire, le retour de notre écovolontaire du Brésil nous permettra de dévoiler ces relations complexes entre grands carnivores et prédateurs moyens.

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    12 mars 2018 Électrifier la mer ?

    Cela s’appelle la pêche électrique et il s’agit d’expédier des pulsations pour étourdir les poissons enfouis sous le sable… Électrifier la mer, c’est écologique prétend-on ! Cela diminuerait les quantités de fuel utilisées par les bateaux de pêche, et cela réduirait la taille des chaluts kilométriques qui dévastent les fonds marins. Les électrodes se promènent sur les sables et étourdissent les poissons sans détruire leur milieu réduisant l'impact environnemental. En plus, les impulsions électriques permettent de déloger les plies et les turbots dissimulés dans les vases. La pêche électrique n’aurait que des atouts !
    Faux tout cela, la moisson de l’océan reste une récolte barbare. La pêche électrique est non sélective, elle permet au chalut de tout avaler, même ceux qui se cachent dans les sédiments. Alors, et bien que en novembre 2017, la commission s’interrogea pour continuer les expérimentations, le 16 janvier 2018, l’Europe a enfin décidé d'interdire cette pêche nouvelle.
    Pas d'océans électriques donc ! Seulement continuer à piller l’océan ne constitue pas une bonne idée. L’électricité n'a pas allumé la mèche d’une nouvelle guerre des pêches, mais rien n'est encore réglé !
    Contre la pêche industrielle et la surexploitation des mers, il existe bien des résistances. Nous avons 1h30 pour en débattre scientifiquement sur notre radio préférée…

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    8 janvier 2018 De la démocratie chez les abeilles

    Les abeilles domestiques sont donc une rareté au sein des abeilles. Mais cette curiosité de la nature a une histoire totalement liée aux fleurs. Car les butineurs constituent d’abord des pollinisateurs. Et cette grande aventure de la pollinisation a promené de fleurs en fleurs la relation immémoriale des plantes et des animaux.
    Il est bien d’autres histoires encore chez les abeilles. Qui dira que la Reine en son pouvoir fonde la ruche et les essaims ? Dans la cavité naturelle ou dans la ruche où est disposé le nid, toute la colonie vit autour de la reine. Une colonie d’abeilles sans reine est même condamnée à mourir. Et cependant, une reine seule ne peut rien. On avait donc pris l’habitude de considérer sa majesté des abeilles comme une dominante, qui décide de tout l’avenir de la ruche. On avait décrété que la dictature chimique des abeilles reposait sur le pouvoir monarchique qu’avait la reine d’empêcher les ouvrières de se reproduire.
    Mais voilà que d’autres histoires évolutives se dessinent aujourd’hui que les chercheurs regardent les essaims, les colonies. La ruche révèle de nouveaux mystères sur l’organisation sociale des abeilles. Leur vie parait bien plus complexe quʼon ne l’imaginait et les chercheurs avancent même que les abeilles pourraient bien s’avérer des championnes de la démocratie. On nous avait habitués à l’autocratie de leur monarchie, mais nous sommes sur Radio libertaire et nous allons révéler qu’il y a de la démocratie directe chez les abeilles, de la décision par consensus et même de l’anarchisme !

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