• Présentation Petite Mise au point

    Emission à venir :

    10 décembre 2018 L’invention des mammifères

    Qu’y-a-t-il de commun entre un Morganucodon et un ours blanc, entre une chauve-souris et un kangourou, entre un tatou et un humain. Chacun de ces animaux connaît une phase commune, chacun de ces animaux, le morganucodon, l’ours blanc, la musaraigne, le tatou et petit d’homme ont tous un jour bu du lait. L’aventure des Mammifères se confond avec l’apparition de cette incroyable sécrétion mammaire, le lait. Un liquide bourré d’énergie, de protéines et des graisses qui suintent du corps de la mère. Certes les mamelles n’ont jamais pu se fossiliser, ces organes mous gonflés de lipides ne peuvent pas rester dans la pierre. Et cette bizarrerie n’est pas la seule dans l’aventure exceptionnelle de ces animaux-là. Le monde marchand n’a pas 6000 ans et ne représente que 2% de l’histoire de l’humanité et moins de 0.02% de la vie des mammifères. A cette échelle, les humains ne sont déjà qu’une probabilité si faible d’exister et le capitalisme un système imbécile et complètement improbable. Et pourtant nous y sommes.
    Alors que dire de cette évolution inouïe, l’essor des Mammifères a-t-il signé le destin du monde. Nous allons en discuter sur Radio Libertaire pour découvrir qu’il n’y a rien de dessiné ni d’obligatoire, mais que cette évolution reste le fruit de si petits évènements successifs que tout parait possible.

    ~ ~ ~ ~

    ♪ ♫

    Les dernières émissions :

    12 novembre 2018 La construction des niches sans Darwin

    Jusqu’à présent, les choses étaient simples nous dit-on. Chaque espèce est coincée dans une niche écologique, et s’adapte à ce monde-là. L’adaptation darwinienne ne connaît que la niche, déterminée par les pressions de l’environnement où chacun survit contre les autres.
    S’il est bien quelque chose d’intéressant, c’est de changer de monde. Or voilà bien que les animaux savent aussi construire des pans entiers de leur niche. Les fourmis atta par exemple, coupeuses de feuilles et cultivant des champignons nourriciers, se fabriquent tout un monde à elles. Tout comme les éléphants ouvrant des clairières en abattant des arbres. Ce qui change considérablement l’idée d’une évolution linéaire en apportant une nouvelle contribution non darwinienne, un nouveau processus écologique.
    Car, en modifiant leur propre niche, les espèces bouleversent aussi celle des autres puisque tout se tient en écologie évolutive. C’est là où la théorie dite de la construction de niche perturbe le néodarwinisme. Voilà bien de quoi se mettre à penser sur radio Libertaire, et savourer une gourmandise en parlant de l’écologie évolutive et avec les idées de John Odling-Smee de discuter de cette nouvelle théorie, la construction de niches….

    ~ ~ ~ ~

    8 octobre 2018 Les rivières du Castor

    Tout bien considéré, le castor aime changer les choses. Nul animal ne construit davantage. Ce bâtisseur infatigable découpe des feuilles, abat des arbres, écorce les saules et creuse des canaux comme si ces modifications de son environnement étaient indispensables. Car il ne se contente pas d’aménager les choses, non, il les transforme. En ouvrant les ripisylves à la lumière, les castors entretiennent les écotones et réduisent les étiages en été.
    Car il faut bien comprendre ce que nous dit le castor, en arrangeant mon environnement, je change celui des autres et cette écologie évolutive transforme aussi la planète. Voilà bien une idée nouvelle que nous saurons déguster aujourd’hui sur Radio Libertaire…en compagnie de Jean Tharault, et du castor…

    ~ ~ ~ ~

    10 septembre 2018 Le déclin des oiseaux communs

    Le printemps sera-t-il silencieux ? se demandait Rachel Carson en 1962. A l’époque, un poison se répandait partout dans les eaux vives. Rapidement, le problème fit le tour du monde et on se décida à interdire le DDT. C’est à partir du Jurassique que quelques espèces apparentés aux dinosaures théropodes se glissèrent dans le ciel. Ce fut le début d’une incroyable aventure évolutive, colonisant l’ensemble de la planète, depuis les boisements de Bretagne jusqu’aux toundras arctiques, Les oiseaux sont partout, diminuant les invasions d’insectes, réduisant les populations de petits rongeurs et transportant des graines dont ils font des forêts.
    En 1989, le Centre de Recherche sur la biologie des Populations d’oiseaux, le CRBPO du Muséum National d’Histoire naturelle lança un vaste programme de suivi temporel des oiseaux communs. Et les scientifiques durent constater que les résultats obtenus en 2013 étaient apparemment l’indice du début d’une nouvelle catastrophe. Les oiseaux étaient à nouveau en train de mourir.
    C’est cette constatation que nous allons essayer de comprendre aujourd’hui avec mes deux invités ornithologues. Car enfin, si les oiseaux disparaissent, c’est bien que notre planète étouffe sous le développement intensif des productions agricoles. Et sur radio Libertaire, cela fait longtemps que nous demandons un autre monde possible….

    ~ ~ ~ ~