• Présentation

    Emission à venir :

    10 avril 2017 Biologie de la domination

    Une intervention sur la nature de la domination avec le philosophe Tony Ferri, entre biologie et philosophie, quelles sont les racines de la domination...
    S’il est une idée préconçue qu’on se plaît à ressasser, dans les discours politiques, dans les médias, ou à l’école, s’il est une opinion qui fonctionne à la manière d’une antienne assourdissante, c’est celle qui consiste dans l’affirmation que l’existence d’une opposition entre dominants et dominés, maîtres et serviteurs, patriciens et plébéiens procéderait d’une forme d’innéisme et refléterait une supériorité naturelle, quasi biologique ou génétique, de certains êtres sur d’autres. C’est à déconstruire ce malheureux préjugé que nous nous amusons.

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    Les dernières émissions :

    13 mars 2017 La science et les sous, la fonction sociale de la recherche

    La science est la seule activité qui tente d’emmener l’humanité vers la pure connaissance en posant le savoir contre l’ignorance et contre l’exploitation de la naïveté. À l'image de Einstein à la coiffure brouillée et aux yeux passionnés, le savant est à la fois asocial et intemporel ! Car enfin, en s'affirmant universelle, la science n'aurait rien à voir avec les idéologies et les idées marchandes. Toutefois si la recherche scientifique est souvent présentée comme un art désintéressé, elle dévoile aussi nombre d’applications discutables et même parfois terribles. La fonction sociale du chercheur ne peut pas se réduire à une vocation pure. Les connaissances sont utilisées dans la médecine, l'agriculture, dans l'industrie, dans l'économie, dans la politique. La science ne se brevette pas, elle se publie. « Elle appartient à l’humanité » disait Marie Curie. Mais les scientifiques sont-ils si indépendants des marchands ? Combien gagne un chercheur, et que deviennent les sous qui sont utilisés ? Nous sommes sur Radio Libertaire et nous allons goûter cette occasion de vérifier l'étroite dépendance qui réunit science et politique, recherche et économie de marché. Alors faudra-t-il marcher pour la Science le 22 Avril ?

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    13 février 2017 Abominables traces et monstres inconnus

    D'incroyables monstres ont été figurés sur les blancs de la carte. Entre sirènes, griffons, dragons et autres monstres inconnus, le monde a peuplé ses vides. On pourrait s'étonner que des gens sérieux, usant d'une méthodologie scientifique aient pu s'intéresser à ces légendes au point parfois de monter des expéditions à la recherche de ces choses-là. Mais on pourrait tout autant s'étonner que d'autres au contraire en aient rejeté la possibilité sans leur accorder la moindre attention. Si la familiarité des traits animaux permet souvent d'imaginer leur existence, il est cependant des caractéristiques si étranges qu'on peut facilement douter de leur réalité. Que dire ainsi de l'énigmatique ornithorynque? Alors comment faire la part des choses entre monstres imaginaires et espèces inconnues ? Nous allons voir que comme dans une enquête policière, il convient cependant de ne pas accorder tout crédit à un simple témoignage. Même répété ou décliné en diverses nuances, le témoignage humain reste la chose la plus fragile qui soit. Mais il y a parfois des éléments matériels qui suggèrent une autre présence, un espèce nouvelle alors pourquoi ne pas examiner d'un peu plus près et avec des yeux de scientifique ces espèces cachées qui parfois ne laissent d'elles que de très minces indices ? Vous l'aurez compris auditrices et auditeurs passionnés, nous allons côtoyer cette discipline qu'on nomme la cryptozoologie qui est si avide d'abominables traces et de monstres inconnus et entre imaginaire et réalités, nous allons voir ce que démarche scientifique implique.

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    9 janvier 2017 Fraudes et petite délinquance scientifique

    En examinant nombre de travaux, un petit groupe de scientifiques a pu quantifier l'importance de la fraude scientifique et voilà qu'elle semble atteindre des sommets. Certes, le mensonge flagrant, la fausse découverte ne sont pas des pratiques si fréquentes qu'elles constitueraient une trop grande part de la science normalisée. En revanche, les petits arrangements entre amis sont tout de même monnaie courante et bien des scientifiques préfèrent ne pas divulguer leurs mauvaises manières. Cette petite délinquance qui triche avec le réel ne semble pas prêter à conséquence, dénigrement, erreur partielle, absence de citation, conflit d'intérêt ou problème d'éthique. Il s'agit le plus souvent de se servir la soupe entre camarades ou de régler discrètement quelques comptes. Mais voilà peut-on s'inscrire dans une démarche de recherche de la vérité si on admet quelques trifouillages pour accéder aux honneurs? Il en va tout autrement de la grande fraude. La grande fraude scientifique est ainsi donnée en pâture. En quelque sorte la divulgation de la fraude et des fraudeurs démontre contradictoirement la validité de la méthode scientifique. Cependant, il est parfois des fraudes qui arrangent un peu tout le monde car elles attirent un consensus particulier comme ce fut le cas contre Lyssenko, suppôt du stalinisme et de ses purges. A remarquer que le consensus peut au contraire être favorable aux tricheurs comme pour Mendel ou encore pour Watson et Crick. Quant à notre petite délinquance faite de menus arrangements et de beaucoup de couleuvres, elle passe inaperçue au milieu des conflits, En fait, avec le monde marchand, il semble que toutes les conditions soient réunies pour exercer ces petites tricheries avec le réel.

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