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    Les dernières émissions :

    11 juin 2018 De quoi le sexe est-il le nom ?

    Le sexe apparaît comme une procédure commune chez une très grande quantité d’espèces. Et cependant, loin d’être banale, cette aventure éperdue nous submerge. Car il faut le répéter, le sexe reste la plus grande énigme biologique de tous les temps. Le sexe figure en bonne place parmi les problèmes évolutifs non résolus par le processus darwinien de sélection naturelle. Si la sélection favorise celui qui transmet le plus de « bons » gènes à la génération suivante, comment un processus aussi complexe et « onéreux » que le sexe a-t-il pu émerger au cours de l’évolution ? Le sexe est donc coûteux et manifestement contre-sélectif.
    Car le sexe est certainement la plus mauvaise façon de laisser une descendance. Et pourtant, l’enchantement amoureux entraîne tout autant le grillon que l’éléphant, le gorille que la sardine. Les espèces existent de se séduire et depuis la nuit des temps, les espèces divergent de ne plus s’aimer. Voilà ce qui sépare définitivement le chimpanzé du bonobo et l’abeille domestique de la guêpe germanique. Le vrai paradoxe, c’est que sexe apparaît comme un processus évolutif non-darwinien ! En quelque sorte, avec le sexe chaque descendant présente un nouvel assortiment de gènes qui fait de chacun un individu « hétérogénomique » au sein de sa population d’origine. Rompant avec la propagation clonale, la progéniture sexuée illustre l’importance du rôle évolutif des interrelations en général et du choix amoureux. Oui, les animaux sont libertaires en amour…
    Bref, il est temps d’aller voir cette curiosité biologique d’un peu plus près.

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    14 mai 2018 Espaces ou espèces :
    la conservation de la nature et lʼexemple du Parc Krueger, en Afrique du Sud

    Encore et toujours la corne. Le rhinocéros ne réussit plus à vivre sa vie sauvage dans la savane. Les Kalachnikov prolongent encore et toujours le massacre pour obtenir la corne convoitée. En Afrique du Sud, presque 10% des rhinocéros sont abattus tous les ans, anéantissant peu à peu la population. Pour quelques grammes de poudre de perlimpinpin…
    Le parc Kruger pourtant, conserve les animaux sauvages et offre encore un espace protégé. Il existe une biogéographie des espèces et le bisons d’Europe diffère du bison américain. Deux espaces, deux espèces. Chaque milieu exprime des contraintes propres sur la faune et la protection des espèces est devenue indissociable de la protection des espaces. Ainsi a été décidée la formation de parc naturel, de réserves, d’espaces protégés. Les enjeux dépassent largement les espaces protégés. Le parc Kruger est l’un des plus grands parcs d’Afrique avec une surface supérieure à 20.000km² (2 X la Corse !), l’un des plus anciens, crée en 1926 et l’un des plus visité du monde. Le parc abrite près de 150 espèces de mammifères et plus de 500 espèces d’oiseaux.
    Mais le monde est en crise et le parc répond-il au besoin de protection ?
    Et si le parc Kruger permettait déjà un diagnostic sur l’état du fonctionnement de notre si petite planète , Espaces, espèces, nous allons disserter de la conservation des milieux et de la faune face au paradigme grandissant du capitalisme…

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    9 avril 2018 Brésil, mésoprédateurs etc...

    Les plus grands prédateurs ont toujours été persécutés et l’élevage bovin ne semble pas faire bon ménage avec les jaguars ou avec les pumas. L’élimination des grands prédateurs suit une logique de compétition avec les activités humaines. Mais l’éradication des prédateurs à un haut niveau des réseaux trophiques est associée à une possible augmentation des prédateurs moyens. C’est du moins l’hypothèse dite du relâchement des mésoprédateurs, « mesopredator release » qui prédit que la chute drastique des grands prédateurs entraîne un accroissement des prédateurs moyens. Cet effet déstabilisant sur la faune conduirait alors en cascade à une décimation des autres animaux et plus particulièrement des oiseaux. Les mésoprédateurs détruiraient la biodiversité.
    La forêt du sud-est du Brésil regorge de prédateurs moyens, coatis, raton-crabiers, ocelots et autres loutres. Et de nombreuses études scientifiques se sont penchées sur ce problème. Alors, faut-il s’intéresser aux loutres, aux coatis, aux ocelots et aux raton-crabier ? Sur Radio Libertaire, le retour de notre écovolontaire du Brésil nous permettra de dévoiler ces relations complexes entre grands carnivores et prédateurs moyens.

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