• Présentation

    Emission à venir :

    12 février 2018 Électrifier la mer ?

    Cela s’appelle la pêche électrique et il s’agit d’expédier des pulsations pour étourdir les poissons enfouis sous le sable… Électrifier la mer, c’est écologique prétend-on ! Cela diminuerait les quantités de fuel utilisées par les bateaux de pêche, et cela réduirait la taille des chaluts kilométriques qui dévastent les fonds marins. Les électrodes se promènent sur les sables et étourdissent les poissons sans détruire leur milieu réduisant l'impact environnemental. En plus, les impulsions électriques permettent de déloger les plies et les turbots dissimulés dans les vases. La pêche électrique n’aurait que des atouts !
    Faux tout cela, la moisson de l’océan reste une récolte barbare. La pêche électrique est non sélective, elle permet au chalut de tout avaler, même ceux qui se cachent dans les sédiments. Alors, et bien que en novembre 2017, la commission s’interrogea pour continuer les expérimentations, le 16 janvier 2018, l’Europe a enfin décidé d'interdire cette pêche nouvelle.
    Pas d'océans électriques donc ! Seulement continuer à piller l’océan ne constitue pas une bonne idée. L’électricité n'a pas allumé la mèche d’une nouvelle guerre des pêches, mais rien n'est encore réglé !
    Contre la pêche industrielle et la surexploitation des mers, il existe bien des résistances. Nous avons 1h30 pour en débattre scientifiquement sur notre radio préférée…

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    Les dernières émissions :

    8 janvier 2018 De la démocratie chez les abeilles

    Les abeilles domestiques sont donc une rareté au sein des abeilles. Mais cette curiosité de la nature a une histoire totalement liée aux fleurs. Car les butineurs constituent d’abord des pollinisateurs. Et cette grande aventure de la pollinisation a promené de fleurs en fleurs la relation immémoriale des plantes et des animaux.
    Il est bien d’autres histoires encore chez les abeilles. Qui dira que la Reine en son pouvoir fonde la ruche et les essaims ? Dans la cavité naturelle ou dans la ruche où est disposé le nid, toute la colonie vit autour de la reine. Une colonie d’abeilles sans reine est même condamnée à mourir. Et cependant, une reine seule ne peut rien. On avait donc pris l’habitude de considérer sa majesté des abeilles comme une dominante, qui décide de tout l’avenir de la ruche. On avait décrété que la dictature chimique des abeilles reposait sur le pouvoir monarchique qu’avait la reine d’empêcher les ouvrières de se reproduire.
    Mais voilà que d’autres histoires évolutives se dessinent aujourd’hui que les chercheurs regardent les essaims, les colonies. La ruche révèle de nouveaux mystères sur l’organisation sociale des abeilles. Leur vie parait bien plus complexe quʼon ne l’imaginait et les chercheurs avancent même que les abeilles pourraient bien s’avérer des championnes de la démocratie. On nous avait habitués à l’autocratie de leur monarchie, mais nous sommes sur Radio libertaire et nous allons révéler qu’il y a de la démocratie directe chez les abeilles, de la décision par consensus et même de l’anarchisme !

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    11 décembre 2017 D’où vient l’idée d’écologie ?

    Au sein des choses de la nature, des liens subtils se mettent en place. Aujourd’hui nous parlons équilibre de la nature, car nous nous penchons sur cette science étonnante qu’on nomme écologie.
    Voyons, en sortant des frondaisons tropicales, l’éléphant broute l’herbage. Le voilà attentif et mystérieux quand il prend soudain le temps d’appuyer sa solide trompe contre un arbre et entreprend de le faire tomber. L’éléphant ne fait pas que démontrer sa force brute contre le végétal. En déracinant le feuillus, le colosse fabrique de la prairie là où la forêt semblait coloniser le sol.
    Nous rendre « maîtres et possesseurs de la nature », ainsi irait la science. Mais que dit l’écologie ? Non seulement il semble que l’écologie s’intéresse aux relations complexes qui se construisent entre les êtres vivants, mais l’écologie nous donne aussi des leçons sur le monde. Se réconcilier avec la nature ? L’écologie serait cette science de la réconciliation entre les hommes et leur planète ? D’où vient l’idée d’écologie ? et la mésologie ? Et Darwin dans tout çà ?
    L’histoire de la planète terre est celle de l’écologie, car l’évolution est une écologie évolutive. L’écologie dispose pour contrer l’exploitation du monde d’un mot-clé formidable, « les équilibres de la nature » car les relations du monde sont précaires et la nature nous apprendrait à accéder à une autre forme de richesse, en concédant une alliance avec la terre.
    Voilà bien de quoi nous faire entrer dans une interrogation subtile : ces fameux « équilibres » sont-ils scientifiques ou bien rêvés ? Nous avons 1h30 pour en disserter sur Radio libertaire.

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    13 novembre 2017 Entre chiens et chats, les babouins d’Arabie…

    Sur ces falaises bordant la ville de Taif en Arabie saoudite, les babouins ont élu domicile profitant dʼune manne inespérée. Car ici, les bédouins, depuis longtemps, sédentarisés, laissent volontiers leurs déchets en pâtures aux babouins.
    Les babouins connaissent des prédateurs, et léopards, hyènes rayés, loups et chiens figurent parmi leurs ennemis ancestraux. Pourtant, le cinéaste Jean-François Barthod y a saisi des images tout à fait étonnantes lors de son reportage en 2015. Si les babouins se réfugient dans lʼanfractuosité des rochers et le plus haut possible, cʼest pour sʼéchapper à leur prédateur. Et pourtant, il nʼy a aucun doute, des babouins accueillent les chiens et les chiens dorment au milieu du groupe. Mais ce nʼest pas tout alors que certains chiens à lʼétat sauvage chassent et dévorent les jeunes babouins quʼils attrapent, ici dʼautres chiens les accompagnent. Et les images du réalisateur sont sans équivoque, ces chiens-là gardent à distance les autres chiens sauvages et autres prédateurs.
    Cʼest que les interactions entre les espèces sʼavèrent bien plus complexes que ce que la biologie affirme en première lecture. Et curieusement, cette histoire dʼinteractions entre espèces se répète beaucoup plus souvent que lʼon pourrait le supposer. Cela sent bon le déplacement de caractères sans compter que l’adoption contredit la théorie de la parentèle au profit du rôle de la familiarité en évolution…démontrant combien les interrelations abritent de lʼécologie évolutive sur lʼensemble de la planète.
    Il sera donc question de ratels et dʼabeilles, dʼœdicnème et de crocodile car nous sommes sur radios libertaire au milieu dʼune interrogation gourmande entre chiens, loups et… babouins.

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