• Présentation Petite Mise au point

    Emission à venir :

    12 novembre 2018 La construction des niches sans Darwin

    Jusqu’à présent, les choses étaient simples nous dit-on. Chaque espèce est coincée dans une niche écologique, et s’adapte à ce monde-là. L’adaptation darwinienne ne connaît que la niche, déterminée par les pressions de l’environnement où chacun survit contre les autres.
    S’il est bien quelque chose d’intéressant, c’est de changer de monde. Or voilà bien que les animaux savent aussi construire des pans entiers de leur niche. Les fourmis atta par exemple, coupeuses de feuilles et cultivant des champignons nourriciers, se fabriquent tout un monde à elles. Tout comme les éléphants ouvrant des clairières en abattant des arbres. Ce qui change considérablement l’idée d’une évolution linéaire en apportant une nouvelle contribution non darwinienne, un nouveau processus écologique.
    Car, en modifiant leur propre niche, les espèces bouleversent aussi celle des autres puisque tout se tient en écologie évolutive. C’est là où la théorie dite de la construction de niche perturbe le néodarwinisme. Voilà bien de quoi se mettre à penser sur radio Libertaire, et savourer une gourmandise en parlant de l’écologie évolutive et avec les idées de John Odling-Smee de discuter de cette nouvelle théorie, la construction de niches….

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    Les dernières émissions :

    8 octobre 2018 Les rivières du Castor

    Tout bien considéré, le castor aime changer les choses. Nul animal ne construit davantage. Ce bâtisseur infatigable découpe des feuilles, abat des arbres, écorce les saules et creuse des canaux comme si ces modifications de son environnement étaient indispensables. Car il ne se contente pas d’aménager les choses, non, il les transforme. En ouvrant les ripisylves à la lumière, les castors entretiennent les écotones et réduisent les étiages en été.
    Car il faut bien comprendre ce que nous dit le castor, en arrangeant mon environnement, je change celui des autres et cette écologie évolutive transforme aussi la planète. Voilà bien une idée nouvelle que nous saurons déguster aujourd’hui sur Radio Libertaire…en compagnie de Jean Tharault, et du castor…

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    10 septembre 2018 Le déclin des oiseaux communs

    Le printemps sera-t-il silencieux ? se demandait Rachel Carson en 1962. A l’époque, un poison se répandait partout dans les eaux vives. Rapidement, le problème fit le tour du monde et on se décida à interdire le DDT. C’est à partir du Jurassique que quelques espèces apparentés aux dinosaures théropodes se glissèrent dans le ciel. Ce fut le début d’une incroyable aventure évolutive, colonisant l’ensemble de la planète, depuis les boisements de Bretagne jusqu’aux toundras arctiques, Les oiseaux sont partout, diminuant les invasions d’insectes, réduisant les populations de petits rongeurs et transportant des graines dont ils font des forêts.
    En 1989, le Centre de Recherche sur la biologie des Populations d’oiseaux, le CRBPO du Muséum National d’Histoire naturelle lança un vaste programme de suivi temporel des oiseaux communs. Et les scientifiques durent constater que les résultats obtenus en 2013 étaient apparemment l’indice du début d’une nouvelle catastrophe. Les oiseaux étaient à nouveau en train de mourir.
    C’est cette constatation que nous allons essayer de comprendre aujourd’hui avec mes deux invités ornithologues. Car enfin, si les oiseaux disparaissent, c’est bien que notre planète étouffe sous le développement intensif des productions agricoles. Et sur radio Libertaire, cela fait longtemps que nous demandons un autre monde possible….

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    13 août 2018 Le chat : sagesse des civilisations ou sauvage destructeur
    (Rediffusion de l’émission du 12 décembre 2016 )

    Quand on le voit s’avancer dans le silence de ses pattes en velours, on sait de suite qu’il faut dire, Monsieur le Chat. Cet acrobate du quotidien passe partout, franchit mille obstacles, grimpe sur les murs et court comme un funambule sur d’improbables filins tendus à 20 mètres du sol. Noir, il provoque des frayeurs irraisonnées et superstitieuses. Et pourtant seigneur de la nuit, ses grands yeux impénétrables savent capter la moindre lueur du jour. Il sait accompagner ses cachotteries quotidiennes de mille déambulations nocturnes et clandestines. Et cependant, ils sont nombreux ceux qui pâtissent de ses errances et notre petit matou si craquant est aujourd’hui désigné comme l’un des plus grands destructeurs écologiques de la planète. Il est vrai qu’à lui seul, compagnon itinérant d’un gardien de phare, il a fait disparaître une rare espèce d’oiseau endémique et il tue chaque jour une impressionnante biodiversité. Car grives, taupes, belettes même, ne lui font jamais peur. Traité comme un intrus indésirable dès qu’il flâne dans la nature, n’est-il pas cependant un invité de marque dans notre monde ? Car il faut reconnaître que à la fois impérial et libertaire, le chat ne livre jamais les clés de ses secrets. Notre matou reste un mystère absolu. Et même son ronronnement semble constituer un secret insondable.

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