• Présentation Petite Mise au point

    Emission à venir :

    14 janvier 2019 Du grain au pain, compagnons

    On ne dira jamais assez le rôle évolutif des crises et des révolutions. Un bouleversement incroyable est survenu au cours du Crétacé. Bien sûr, il y eut cette collision d’une comète qui renversa les espèces. Mais déjà, quelque temps auparavant, quelque chose s’était infiltrée qui allait transformer le monde. Il fallait juste écouter l’herbe pousser.
    Vers la fin du Jurassique, une incroyable transformation a lieu. Une structure végétale extraordinaire va apparaître qui bouleverse le monde des géants. Le tyrannosaure reste encore impassible et pourtant, une fleur est née. Mais comment ces plantes remarquables ont-elles pu coloniser une planète dont les continents s’étaient séparés, disloquant l’antique Gondwana ? A cette énigme s’ajoute une autre question, comment les humains ont-ils su accorder de l’importance à ces graminées ? Car ils vont en faire du pain et changer toute notre l’histoire. Le pain est un pluriel de farines et de manières. Le pain est une partie de la culture paysanne mais aussi de la culture ouvrière. Le pain a connu ses colères, il y eut des révoltes du pain. C’est un peu de cette aventure des blés que nous allons questionner sur Radio libertaire, entre additifs, gluten et levain, entre révoltes et depuis l’origine sauvage de l’engrain...

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    Les dernières émissions :

    10 décembre 2018 L’invention des mammifères

    Qu’y-a-t-il de commun entre un Morganucodon et un ours blanc, entre une chauve-souris et un kangourou, entre un tatou et un humain. Chacun de ces animaux connaît une phase commune, chacun de ces animaux, le morganucodon, l’ours blanc, la musaraigne, le tatou et petit d’homme ont tous un jour bu du lait. L’aventure des Mammifères se confond avec l’apparition de cette incroyable sécrétion mammaire, le lait. Un liquide bourré d’énergie, de protéines et des graisses qui suintent du corps de la mère. Certes les mamelles n’ont jamais pu se fossiliser, ces organes mous gonflés de lipides ne peuvent pas rester dans la pierre. Et cette bizarrerie n’est pas la seule dans l’aventure exceptionnelle de ces animaux-là. Le monde marchand n’a pas 6000 ans et ne représente que 2% de l’histoire de l’humanité et moins de 0.02% de la vie des mammifères. A cette échelle, les humains ne sont déjà qu’une probabilité si faible d’exister et le capitalisme un système imbécile et complètement improbable. Et pourtant nous y sommes.
    Alors que dire de cette évolution inouïe, l’essor des Mammifères a-t-il signé le destin du monde. Nous allons en discuter sur Radio Libertaire pour découvrir qu’il n’y a rien de dessiné ni d’obligatoire, mais que cette évolution reste le fruit de si petits évènements successifs que tout parait possible.

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    12 novembre 2018 La construction des niches sans Darwin

    Jusqu’à présent, les choses étaient simples nous dit-on. Chaque espèce est coincée dans une niche écologique, et s’adapte à ce monde-là. L’adaptation darwinienne ne connaît que la niche, déterminée par les pressions de l’environnement où chacun survit contre les autres.
    S’il est bien quelque chose d’intéressant, c’est de changer de monde. Or voilà bien que les animaux savent aussi construire des pans entiers de leur niche. Les fourmis atta par exemple, coupeuses de feuilles et cultivant des champignons nourriciers, se fabriquent tout un monde à elles. Tout comme les éléphants ouvrant des clairières en abattant des arbres. Ce qui change considérablement l’idée d’une évolution linéaire en apportant une nouvelle contribution non darwinienne, un nouveau processus écologique.
    Car, en modifiant leur propre niche, les espèces bouleversent aussi celle des autres puisque tout se tient en écologie évolutive. C’est là où la théorie dite de la construction de niche perturbe le néodarwinisme. Voilà bien de quoi se mettre à penser sur radio Libertaire, et savourer une gourmandise en parlant de l’écologie évolutive et avec les idées de John Odling-Smee de discuter de cette nouvelle théorie, la construction de niches….

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    8 octobre 2018 Les rivières du Castor

    Tout bien considéré, le castor aime changer les choses. Nul animal ne construit davantage. Ce bâtisseur infatigable découpe des feuilles, abat des arbres, écorce les saules et creuse des canaux comme si ces modifications de son environnement étaient indispensables. Car il ne se contente pas d’aménager les choses, non, il les transforme. En ouvrant les ripisylves à la lumière, les castors entretiennent les écotones et réduisent les étiages en été.
    Car il faut bien comprendre ce que nous dit le castor, en arrangeant mon environnement, je change celui des autres et cette écologie évolutive transforme aussi la planète. Voilà bien une idée nouvelle que nous saurons déguster aujourd’hui sur Radio Libertaire…en compagnie de Jean Tharault, et du castor…

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