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    Emissions des dernières semaines :

    06 février 2023 Sous les pavés... la terre

    « La Via Campesina » (LVC) est, depuis 1993, un mouvement international, indépendant de toute organisation politique, économique ou religieuse, qui coordonne des organisations de petits paysans, de travailleurs agricoles, de fermes rurales, de communautés indigènes d'Asie, des Amériques, d'Europe et d'Afrique. Il regroupe 182 organisations dans 81 pays et représente plus de 200 millions de paysans.
    Soutenant les luttes paysannes dans le monde, ses revendications sont notamment :
    la lutte pour la souveraineté alimentaire, ce qui implique de combattre l'OMC et l'emprise des multinationales de l'agroalimentaire ;
    la biodiversité, les semences et la lutte contre les OGM ;
    l'agriculture paysanne ;
    les droits des militants syndicalistes et des communautés rurales ;
    la réforme agraire...
    La responsabilité de la « Coordination internationale » de LVC tourne entre les différentes régions du monde. Située en Afrique, au Zimbabwe, en décembre 2021 elle a été transférée en Europe à la « Confédération européenne Via Campesina » : succédant à Élisabeth Mpofu, la coordinatrice générale est aujourd'hui Morgan Ody, installée en maraîchage bio à Calan dans le Morbihan.
    Elle nous parlera de l'histoire de LVC, de ses luttes, de ses propositions face aux crises globales actuelles dans le domaine agricole et alimentaire.
    Seront également dans le studio Miguel Izagua de LVC et Silvia Perez-Vitoria, auteur notamment de l'ouvrage Manifeste pour un XXIème siècle paysan, qui place beaucoup d'espoirs dans les luttes des petits paysans et des peuples autochtones, organisés dans « La Via Campesina », contre le capitalisme.

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    30 janvier 2023 Tranches de vie

    Bernard Baissat, après avoir quitté l'enseignement, est journaliste à l'O.R.T.F. à Paris en Mai 1968. Il part comme réalisateur de télévision deux ans au Niger, quatre ans en Côte d'Ivoire, puis deux ans au Liban, qu'il doit quitter au moment de la guerre civile.
    De retour en France, il réalise des reportages pour FR3.
    Il choisit ensuite le statut de réalisateur intermittent du spectacle, qui lui permet de produire des documentaires où il trace des portraits de personnalités libertaires et pacifistes tels May Picqueray, Marcel Body, Robert Jospin, Jeanne Humbert, Aguigui Mouna...
    Il réalise une cinquantaine d'émissions d'histoire sociale avec notamment l'équipe du Maitron (dictionnaire biographique du mouvement ouvrier).
    Plus récemment, il monte des films sur l'histoire de la Nouvelle-Calédonie.
    Membre de l'Union Pacifiste, aujourd'hui il est un des animateurs de l'émission Si Vis Pacem sur Radio Libertaire et un des initiateurs du collectif « NON au SNU ».

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    23 janvier 2023 Luttes sociales

    Émile Pouget, militant anarchiste syndicaliste révolutionnaire co-fondateur de la CGT, expliquait qu'une grève fait partie de la « gymnastique révolutionnaire », pratique et théorie se confondant dans la perspective d'une grève générale se substituant à une révolution politique par le haut. L'amorce d'un fort mouvement sur les retraites entre-t-il dans ce cadre ?
    Nous demanderons l'avis de notre invité, Christian Mahieux, ancien cheminot ayant eu des responsabilités à la fédération Sud-Rail.

    Il est l'auteur du récent ouvrage Désobéissances ferroviaires qui recense diverses actions entrant dans ce qu'évoquait Émile Pouget en 1911 dans Le Sabotage, manuel recensant les méthodes pour enrayer la machine de production.
    Ces actes de résistance ont été exécutés à l'occasion d'événements dans lesquels les cheminots ont été très présents : grandes grèves du rail de 1910 et 1947, participation à la Résistance pendant la dernière guerre mondiale, voies occupées et trains bloqués pendant la guerre d'Algérie pour s'opposer au départ d'appelés ou protester contre les expulsions d'Algériens.
    Des secteurs particuliers, dans des mouvements souvent issus de la base, ont pratiqué le sabotage sous diverses formes, adaptées à leur travail : « grève de la pince » pour les contrôleurs, « grève de l'astreinte » pour le personnel de maintenance, « grève des réservations » pour les agents commerciaux.
    Ces initiatives collectives enrayent ponctuellement le désordre imposé par le capitalisme et allument l'espoir de lui substituer une autre société, qu'Élisée Reclus évoquait ainsi en 1895 : « L'anarchie est la plus haute expression de l'ordre ».

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