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    À venir :

    16 mai 2022 Liberthèmes

    Ukraine : Poutine rêverait de « préserver l'âme russe » comme un nouveau tsar, un tsar fort et solitaire devant lequel tous s’inclinent.
    Mais dans son ouvrage Les Russies inconnues, Rouss, Moscovie, Biélorussie, Ukraine et Empire russe Alexandre Skirda rappelait que cette « âme russe » représentait en fait la nostalgie des libertés originelles perdues.
    Dès le IXe siècle, la Russie actuelle et ses voisines Biélorussie et Ukraine constituent un ensemble slave homogène parsemé de cités indépendantes, telle la Rouss de Kiev, autogouvernées par le Vétché, mot issu de véchtchats (« parler ») et synonyme de « soviet » .
    Après la conquête au XIIIe siècle de la région par les mongols, trois siècles plus tard Ivan le Terrible, le grand prince de Moscou, l'une des cités, se substitue au pouvoir du Grand Khan et, appuyé par l'Église, se proclame Tsar (« Caesar ») de toutes les Russies. Il conquiert un immense territoire (l'Eurasie) et asservit la population. En 1703, son descendant Pierre le Grand instaure l'Empire russe. Il étend la peine de mort à 200 cas, tandis qu'à l'origine elle n'existait pas, tout comme les tortures et châtiments corporels. Désormais la force est le pouvoir et l'État territorialise la société.
    La nostalgie éprouvée par « Vladimir le Petit » va certainement vers cette période.
    Pour notre part, l'espoir est que les peuples d'Ukraine, Russie et Biélorussie trouvent en eux les forces pour se débarrasser des autocrates et pour renouer avec les institutions de démocratie directe, telles le vetché dans les cités, et celles détruites par les bolcheviks, le mir dans les communautés paysannes et les soviets dans les usines.
    Cette rediffusion d'une émission avec Alexandre Skirda, descendant de cosaques (« hommes libres ») zaporogues d'Ukraine, nous aide à mieux comprendre une réalité historique masquée par tous les « grands récits » patriotiques.

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    Emissions des dernières semaines :

    09 mai 2022 Liberthèmes

    Ukraine : Depuis longtemps, les armées russes sont accoutumées à intervenir hors de leurs frontières : Tchétchénie, Géorgie, Syrie, Azerbaïdjan, Kazakhstan. Poutine se vantait à propos de la Tchétchénie : « Nous trouverons les criminels où qu'ils soient dans le monde. Et nous les punirons. Le châtiment est inévitable ». Ainsi, les ruines des villes d'Alep et de Grozny, « ville la plus détruite sur terre », préfiguraient le sort des habitants de Marioupol.
    De son côté, l'OTAN avait été créée en 1949, lors du blocus de Berlin, afin de « garder les Russes à l'extérieur, les États-Unis à l'intérieur et les Allemands sous tutelle ». La chute du « mur de Berlin » en 1989 inaugurait pour certains le triomphe du néo-libéralisme. La « réussite » de l'annexion de la RDA par la RFA semblait leur donner raison : le « Traité d'Union » de 1990 imposait « propriété privée, concurrence, liberté des prix, libre circulation des capitaux des biens et des services », entraînant la destruction de 2,5 millions d'emplois et une rapide diminution de 12 % de la population.
    Mais ce n'était pas la « fin de l'Histoire » et n'empêcha pas les interventions de l'OTAN : Kosovo, Afghanistan, Libye, Syrie.
    Dans cette lutte d'influence entre deux Empires, l'Ukraine est une région stratégique dont les habitants subissent la barbarie de la guerre actuelle. Situation sans précédent, elle se déroule dans un pays doté d'un large programme nucléaire.
    Pour évoquer tous ces points, avec Nicolas nous recevons Jean-Marc Royer, déjà présent plusieurs fois dans notre studio.

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    02 mai 2022 Terre et radioactivité

    Énergie « verte » et « durable » pour l'Union européenne, le nucléaire aurait-il le vent en poupe, plus que l'éolien ?
    Même l'actualité en Ukraine, où pour la première fois des centrales se retrouvent sur un terrain de guerre risquant d'interrompre le refroidissement du cœur des réacteurs, n'inquiète pas certains États qui projettent d'en construire pour éviter la dépendance au gaz russe.
    Macron II prévoit ainsi 14 nouveaux EPR d'ici 2050, tout en projetant de porter la durée d'exploitation du parc actuel au-delà de 50 ans. Retards multiples, augmentations considérables des coûts sur les chantiers de Flamanville et Olkiluoto en Finlande, récentes fuites radioactives sur l'EPR de Taishan en Chine, n'ébranlent en rien son appui aux nucléocrates.
    Quand aux déchets les plus radioactifs, particulièrement « durables », le projet Cigéo de « laboratoire » à Bure, destiné à les enfouir à 500 mètres sous terre, est dans la phase d'une affaire de DUP (Déclaration d'utilité publique), en attendant la fermeture finale, prévue en 2150.
    Mais l'énergie liée à la fission nucléaire c'est du passé, l'avenir c'est l'Hydrogène, abondant et pas cher ! Il suffit, comme le soleil, de faire fusionner ses isotopes (deutérium et tritium) pour récupérer une énergie de phénoménale. Cependant il est nécessaire de créer un plasma de 150 millions de degrés dans une chambre de confinement magnétique. D'où le pharaonique projet ITER (Réacteur thermonucléaire expérimental international), financé par de nombreux pays, censé fournir plus d'énergie qu'il n'en consomme d'ici une trentaine d'années. Sur le gigantesque chantier, en cours d'installation à Cadarache, l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) a stoppé pour non-conformité l'assemblage des segments du réacteur, étape-clé et irréversible.
    Pour évoquer toutes ces questions nous recevons Roland Desbordes qui participe depuis son origine aux diverses activités du laboratoire indépendant sur la radioactivité CRIIRAD, créé par un petit groupe d'habitants de la Drôme et de l'Ardèche après la catastrophe de Tchernobyl (1986).

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    25 avril 2022 Émission spéciale

    « Espagne années 70 »
    En février dernier a eu lieu à Barcelone une grande exposition sur le thème « L'underground et la contre-culture en Catalogne dans les années 70 ».
    Mireille Mercier et Daniel Pinos nous présentent leur reportage réalisé à cette occasion, autour de rencontres avec trois importants acteurs de la renaissance de mouvement libertaire à cette époque : Pepe Ribas de la revue libertaire et contre-culturelle Aloblanco, Manuel Aisa animateur de l'Ateneo Encyclopédico Popular de Barcelone et Francesc Boldú de la CNT, chevilles ouvrières des « Rencontres internationales des Journées libertaires de Barcelone » qui regroupèrent 500 000 personnes en juillet 1977.
    L'utopie, l'enthousiasme et la créativité de toute une génération a bouleversé la Catalogne et remis en question l'austère régime franquiste, son immobilisme et sa répression. Elles réveillèrent l'esprit créatif, révolutionnaire et libertaire de toute une génération avec l’émergence des luttes ouvrières, des communautés, du féminisme, des luttes des homosexuelles, du psychédélisme, de l'antimilitarisme, l’écologie, la spiritualité, la musique, la poésie, les arts d’avant-garde, les bandes dessinées et les fanzines.
    Le reportage est illustré par de nombreuses pages musicales : Pink Floyd, Nico, les Stones, mais aussi avec des groupes catalans de ces années de feu pour toute une partie de la jeunesse qui se libérait de la dictature.

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