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    Emissions à venir :

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    Emissions des dernières semaines :

    01 mars 2021 Anarchie et anarchistes

    Les contraintes empêchant les directs persistent, les rediffusions continuent. Aujourd’hui, l’émission du 2 décembre 2019 :
    « Je ne mʼétais jamais considérée comme une anarchiste. Aujourdʼhui jʼai compris que je lʼavais toujours été » : Isabelle Attard, notre invitée, lʼexplique dans son livre Comment je suis devenue anarchiste. Elle sʼest nourrie des influences de son père, anti-nucléaire et lecteur de La Gueule Ouverte, puis de son long séjour en Suède où elle a pu constater la transformation du mode de vie des Samis, nomades éleveurs de rennes devenus des « attractions pour touristes », désignés sous le nom de Lapons (« porteurs de haillons » en suédois). Ce « progrès » qui sacrifie le nature et la majorité des humains lʼa orientée vers lʼécologie, puis à être élue EELV à lʼAssemblée nationale en 2012. Pas faite pour ce milieu où règnent combines, sexisme et clientélisme, elle devient députée non-inscrit jusquʼen 2017 et sʼinterroge : « La vraie démocratie peut-elle être confiée à des professionnels de la politique », « Comment défendre la démocratie directe en faisant partie du système dominant ? ».
    À travers rencontres et lectures, notamment de textes de lʼanarchiste américain Murray Bookchin, elle se reconstruit et partage les espoirs dʼErrico Malatesta : « Il ne sʼagit pas de faire lʼanarchie aujourdʼhui, demain ou dans dix siècles, mais dʼavancer vers lʼanarchie, aujourdʼhui, demain, toujours ».

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    22 février 2021 Tranches de vie

    Près de 60 ans après la fin de la guerre d’Algérie, le poids du silence des mémoires se déleste peu à peu.
    25 000 soldats et 250 000 Algériens sont morts dans ce que la version officielle de l’État a appelé, jusqu’en octobre 1999 depuis les déclarations du Ministre de l’intérieur François Mitterrand en 1954, de simples « opérations de maintien de l’ordre ». Toute une génération en a été marquée profondément, notamment les 1,4 million d’appelés du contingent, parmi lesquels 15 000 ont été insoumis ou déserteurs.
    La peur, le choc des combats, les horreurs vues et vécues créaient un profond décalage avec la situation largement minimisée présentée en métropole par la propagande gouvernementale, qui influençait leurs proches. Leurs enfants ont été marqués par les « non-dits » autour de cette guerre.
    Cela a contribué à ce que les appelés se murent dans le silence, évitant de lire ou regarder des films sur cette période. Beaucoup ont développé des problèmes psychologiques, un caractère dépressif, une grande irascibilité.
    Le racisme, déjà présent dans la société française, va se développer en prenant pour cible les « Arabes », alimenté par les épisodes douloureux vécus par les soldats et entretenu par la propagande en leur direction du « 5ème Bureau », chargé de l’ « Action psychologique ».
    À quelques jour du 18 mars, qui marqua en 1962 la fin de la guerre d’Algérie par les Accords d’Évian, nous rediffusons les souvenirs de Jean-Claude, alors jeune appelé.
    Première diffusion : 2 juillet 2012.

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    15 février 2021 Anarchie et anarchistes

    Réécouter Philippe Pelletier nous parler de son livre Anarchisme vent debout ! Idées reçus sur le mouvement libertaire est particulièrement instructif, quelques jours après que François Ruffin ait déclaré : « On a des anarchistes à la tête de l’État… Ils installent un état d’anarchie qui rend le pays incapable d’agir ».
    Ce député « insoumis » s’est sans doute inspiré de la définition de l’anarchie dans le dictionnaire de l’Académie française de 1694 : « Estat déréglé ».
    Quelques idées reçues, parmi la trentaine auxquelles Philippe Pelletier répond en s’appuyant sur la réalité historique et actuelle du mouvement anarchiste dans le monde :
    « L’anarchie, c’est le chaos »
    « Les anarchistes sont des terroristes »
    « L’anarchisme est petit-bourgeois »
    « Les anarchistes sont des fous, des asociaux ou des marginaux »
    « Ils sont désorganisés et sectaires »
    « Ils sont jeunes, ça leur passera »
    « L’anarchisme est impuissant, car il ne veut pas du pouvoir ».
    Si l’ignorance est un des ingrédients de ce florilège, certains de tous bords l’utilisent pour tenter de déconsidérer toute tentative de changer en profondeur la société actuelle.

    Oui mais, partout dans le monde les mouvements de révolte retrouvent spontanément les valeurs d’entraide, de solidarité, d’égalité que pratiquent les anarchistes : Ça branle dans le manche, les mauvais jours finiront.

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