• Trous Noirs ? Comment ça marche ?... Infos Nous contacter

    À venir :

    04 mai 2026 Terre et radioactivité

    Notre invité, Bruno Chareyron, explique dans les débuts de son récent livre Le nucléaire : une énergie vraiment sans danger ?, paru chez Dunod, souhaiter ”témoigner du décalage invraisemblable entre le nucléaire rêvé, présenté comme un indispensable recours pour réussir la transition énergétique, et la réalité que j’ai pu découvrir progressivement sur le terrain”.
    Pendant sa formation pour devenir Ingénieur en Génie énergétique et nucléaire, au milieu des années 1980, il est ainsi ”formaté” :
    - L’uranium naturel est abondant et sans danger
    - Tchernobyl n’a pas eu d’effet en France
    - Les déchets nucléaires sont recyclés à La Hague et sont réutilisables
    Plus tard, son fils de deux ans est soigné pour une leucémie à côté de celui d’une famille originaire de La Hague. Il décide alors d’enquêter sur la déformation et les mensonges liés au développement de l’énergie nucléaire. En 1993, il est embauché par la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité), qui cherche à renforcer l’équipe de son laboratoire d’analyse de la radioactivité. Cette association avait été créée par de simples citoyens au lendemain de Tchernobyl (1986) pour effectuer des mesures indépendamment de l’État et des industriels.

    Dans son livre, une synthèse à la portée de tous de ses trente ans d’expérience sur le terrain, il nous permet de mieux connaître les risques du processus de production d’électricité d’origine nucléaire depuis l’extraction du minerai, du fonctionnement des centrales, de la production et de la gestion des combustibles irradiés, ainsi que de dévoiler la gestion de catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima.

    ~ ~ ~ ~

    ♪ ♫


    Emissions des dernières semaines :

    27 avril 2026 Liberthèmes

    Le documentaire La bataille du Libre en explique l’enjeu : « L’informatique est au cœur de presque toutes les activités humaines. A t-elle contribué à faire de nous des citoyens plus autonomes ? Ou plutôt les consommateurs passifs d’un marché devenu total ? Les résistants du ”Libre” y voient un enjeu philosophique et politique. En mettant l’accent sur la liberté, la coopération et le partage, ils redonnent de l’autonomie et du pouvoir à leurs utilisateurs. »
    À l’origine, Richard Stallman démissionne en 1984 d’un laboratoire du MIT américain pour ramener l’esprit de coopération qui prévalait dans la communauté hacker dans les jours anciens. Il met en place le projet GNU et la ”Free Software Foundation” : ”Le logiciel libre est un mouvement social qui repose sur les principes de Liberté, Égalité, Fraternité”.
    Quelques années plus tard, des dizaines de milliers de contributeurs de plus de 70 pays, notamment aux États-Unis, en Allemagne, en France, fournissent gratuitement des logiciels dans de multiples domaines, avec la liberté de les utiliser, améliorer, redistribuer.
    En janvier 2004, l’Unesco a reconnu le logiciel libre comme ”patrimoine mondial de l’humanité”.
    Nos invités Khrys et Denis appartiennent à Parinux, un groupe de bénévoles utilisateurs de logiciels libres qui transmettent régulièrement leur savoir-faire à la Cité des Sciences de Paris, lieu d’échanges et d’entraide pour libristes débutants ou confirmés.

    ~ ~ ~ ~

    20 avril 2026 Anarchie et anarchistes

    Le 23 décembre 2020 décédait notre compagnon Alexandre Skirda, historien et militant anarchiste. Le Monde libertaire rappelait son importance par un article se terminant par une phrase de l’anarchiste et révolutionnaire allemand Gustav Landauer :
    ”Les morts vivent et avec eux, les rêves qui les ont portés”.
    Ses ouvrages Nestor Makhno, le cosaque libertaire, la lutte pour les soviets libres en Ukraine 1917-1921 et Kronstadt 1921: soviets libres contre dictature de parti, ont participé à montrer comment ont été détruits les espoirs d’une société sans État, exprimés notamment par la Commune de Kronstadt le 8 mars 1921 : ”C’est ici à Kronstadt qu’est posée la première pierre de la IIIème Révolution opposée à l’ordre bureaucratique des bolcheviks, laissant derrière la dictature du Parti communiste, des tchékas et du capitalisme d’État”.

    ”Skirda ou la mémoire des vaincus” est un récent texte de notre invité Renaud Garcia, déjà venu plusieurs fois dans nos studios. Il nous expliquera comment la passation de témoin s’est faite auprès de sa génération. Il rappellera l’importance des travaux de documentation et de traduction d’Alexandre Skirda, notamment pour Le socialisme des intellectuels du révolutionnaire polonais Jan Waclav Makhaïski qui décrit comment une classe d’intellectuels, les ”capitalistes du savoir” se sont servi de la classe ouvrière afin de promouvoir leurs intérêts.
    Dans un autre livre, Un plagiat « scientifique » : Le copié-collé de Marx, qui a achevé de faire de Skirda ”la bête noire des trotskystes et autre marxistes en chaire”, il a fait connaître le géorgien Varlaam Tcherkessov, qui présentait ainsi ses travaux historiques : ”Il est obligatoire pour nous, les anarchistes, de se rendre compte de la prétendue science de ceux qui aspirent à la dictature universelle”.
    Renaud Garcia montrera aussi en quoi les réflexes autoritaires de l’avant-garde n’ont pas disparu aujourd’hui.

    ~ ~ ~ ~

    13 avril 2026 Terre et radioactivité

    Samedi 26 avril 1986 1h23min45s : explosion du réacteur n°4 de la centrale nucléaire Lénine de Tchernobyl, située à trois kilomètres de la ville de Prypiat et à 130 km au nord de Kiev.
    Pourquoi la population a-t-elle été laissée sans protection ?
    Pourquoi les évacuations ont-elles été retardées ?
    Pourquoi les gouvernements et les organisations internationales (AIEA, OMS) ont-ils couvert les agissements des dirigeants soviétiques ?

    Yves Lenoir, président de l’association ”Enfants de Tchernobyl Belarus” et auteur de Tchernobyl-sur-Seine et de La comédie atomique - l’histoire occultée des dangers des radiations est notre invité pour échanger avec nous autour de son récent ouvrage Dans les coulisses de Tchernobyl - Mensonges et dissimilations des nucléocrates.
    Six ans d’une enquête, pendant laquelle il a pu notamment accéder aux archives de KGB et du Politburo, montrent comment fut maquillé ce désastre humanitaire, par la mise en avant de martyrs et de coupables lampistes et par le déni de conséquences sanitaires qui se font encore sentir aujourd’hui. La position de Gorbatchev, Secrétaire général du Comité central du Parti communiste, était de ne pas traiter les causes et d’en amortir les impacts, notamment pour ne pas remettre en question l’avenir du nucléaire civil et militaire.

    Si les conséquences de Tchernobyl ont participé à ce que certains pays réduisent ou stoppent leurs programmes nucléaires, la France, fille aînée de la religion atomique, tente aujourd’hui une grande relance en prétextant la décarbonation permettant de ”sauver le climat”.

    Dans le studio sera également présent Philippe Diaz, dont la toute nouvelle maison d’édition ”La Dissidence” a permis la sortie de ce livre pour le 40ème anniversaire du début de cette catastrophe humanitaire.

    ~ ~ ~ ~

    ♪ ♫