En ce lendemain de grande fête d’anniversaire de Radio Libertaire, nous vous proposons la rediffusion de l’émission que nous avions faîte le 15 juin dernier et qui était partiellement consacrée à Radio Klara.
L’émission était ainsi présentée :
Daniel Pinos et Mireille Mercier nous ramènent des nouvelles d’Espagne :
- Un reportage sur Radio Klara, la ”petite sœur” de Radio Libertaire à Valencia.
Elle a démarré en mars 1982, animée par des proches du mouvement libertaire et de la Fédération anarchiste ibérique (FAI), avec l’objectif de transformer la radio en un moyen de lutte sociale. Après plusieurs tentatives des autorités pour l’empêcher d’émettre, elle est diffusée aujourd’hui sur 104.4 Mhz 7 jours sur 7 et 24 heurs sur 24. On peut aussi l’écouter sur internet :
https://www.radioklara.org
- Des éclairages sur la situation sociale et politique dans ce pays.
Présentation par Mireille du livre Le Printemps insistera toujours qu’elle vient de publier aux Éditions Le Lys Bleu. Il s’agit d’un roman historique, un ”road movie” qui se déroule dans la mouvance anarchiste et antimilitariste pendant les années 1970.
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Nous recevons Bruno Chareyron pour une seconde émission autour de son récent livre Le nucléaire : une énergie vraiment sans danger ?, paru chez Dunod.
Dans les débuts de cet ouvrage, il explique souhaiter ”témoigner du décalage invraisemblable entre le nucléaire rêvé, présenté comme un indispensable recours pour réussir la transition énergétique, et la réalité que j’ai pu découvrir progressivement sur le terrain”.
Pendant sa formation pour devenir Ingénieur en Génie énergétique et nucléaire, au milieu des années 1980, il est ainsi ”formaté” :
- l’uranium naturel est abondant et sans danger,
- Tchernobyl n’a pas eu d’effet en France,
- les déchets nucléaires sont recyclés à La Hague et sont réutilisables.
Plus tard, son fils de deux ans est soigné pour une leucémie à côté de celui d’une famille originaire de La Hague. Il décide alors d’enquêter sur la déformation et les mensonges liés au développement de l’énergie nucléaire. En 1993, il est embauché par la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité), qui cherche à renforcer l’équipe de son laboratoire d’analyse de la radioactivité. Cette association avait été créée par de simples citoyens au lendemain de Tchernobyl (1986) pour effectuer des mesures indépendamment de l’État et des industriels.
Dans son livre, une synthèse à la portée de tous de ses trente ans d’expérience sur le terrain, il nous permet de mieux connaître les risques du processus de production d’électricité d’origine nucléaire depuis l’extraction du minerai, du fonctionnement des centrales, de la production et de la gestion des combustibles irradiés, ainsi que de dévoiler la gestion des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima.
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26 octobre 2026 Liberthèmes
Olivier Mannoni, traducteur de nombreux titres, spécialisé dans les textes sur le IIIème Reich, a travaillé de 2011 à 2021 pour une réédition critique de Mein Kampf d’Adolf Hitler, suite à laquelle il a publié Traduire Hitler et Coulée brune.
Dans son tout récent livre La pensée piétinée : pourquoi le fascisme écrase la culture il analyse les outils utilisés pour imposer l’extrême-droitisation de la pensée, notamment la commission d’enquête de Charles Alloncle contre l’audiovisuel public et la main-mise de Vincent Bolloré sur les univers du livre, de la presse et du cinéma. Il analyse toutes ces manœuvres dans ces domaines déjà fragilisés par l’invasion du numérique et de l’IA, qui pourraient aboutir à une destruction de la culture, relent fasciste de notre époque.
En France, comme dans de nombreux pays, l’objectif est de contrôler puis d’annihiler la libre communication des idées, l’expression artistique, la réflexion sociale ou politique.
Olivier Mannoni appelle à préserver ”notre capacité de rêve et de création, propre à une culture vivante et audacieuse, qui nous permettra de poursuivre cette lutte sans se résigner”.
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19 octobre 2026 Luttes sociales
Dans le cadre de la journée de Radio Libertaire évoquant la Révolution espagnole de 1936, Trous noirs propose d’en évoquer plusieurs aspects susceptibles d’inspirer le temps présent.
Depuis Barcelone, Daniel Pinos, dont le père Eusébio fut un militant anarchiste de la fédération régionale de la province de Huesca et la mère Juliana adhérente de la Fédération ibérique des jeunesses libertaires (FIJL), évoquera quels traces persistent dans la population espagnole, particulièrement en Catalogne.
Annick Stevens, animatrice de l’Université populaire de Marseille, pour laquelle elle a réalisé récemment un cycle sur le thème ”Réinventer la démocratie directe”, évoquera le travail d’enquête réalisé à l’époque pendant plus de huit mois par le militant anarcho-syndicaliste Gaston Leval auprès des collectivités anarchistes paysannes et ouvrières, matière de son livre Espagne libertaire 36-39.
En parallèle, elle portera un regard sur le fonctionnement depuis plus de six ans en démocratie directe de la commune de Ménil-la-Horgne dans la Meuse, dont les décisions sont prises par une assemblée citoyenne et qui inspire des communes voisines.
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