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    À venir :

    02 novembre 2026 Terre et radioactivité

    Nous recevons Bruno Chareyron pour une seconde émission autour de son récent livre Le nucléaire : une énergie vraiment sans danger ?, paru chez Dunod.
    Dans les débuts de cet ouvrage, il explique souhaiter ”témoigner du décalage invraisemblable entre le nucléaire rêvé, présenté comme un indispensable recours pour réussir la transition énergétique, et la réalité que j’ai pu découvrir progressivement sur le terrain”.
    Pendant sa formation pour devenir Ingénieur en Génie énergétique et nucléaire, au milieu des années 1980, il est ainsi ”formaté” :
    - l’uranium naturel est abondant et sans danger,
    - Tchernobyl n’a pas eu d’effet en France,
    - les déchets nucléaires sont recyclés à La Hague et sont réutilisables.
    Plus tard, son fils de deux ans est soigné pour une leucémie à côté de celui d’une famille originaire de La Hague. Il décide alors d’enquêter sur la déformation et les mensonges liés au développement de l’énergie nucléaire. En 1993, il est embauché par la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité), qui cherche à renforcer l’équipe de son laboratoire d’analyse de la radioactivité. Cette association avait été créée par de simples citoyens au lendemain de Tchernobyl (1986) pour effectuer des mesures indépendamment de l’État et des industriels.

    Dans son livre, une synthèse à la portée de tous de ses trente ans d’expérience sur le terrain, il nous permet de mieux connaître les risques du processus de production d’électricité d’origine nucléaire depuis l’extraction du minerai, du fonctionnement des centrales, de la production et de la gestion des combustibles irradiés, ainsi que de dévoiler la gestion des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima.

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    Emissions des dernières semaines :

    26 octobre 2026 Liberthèmes

    Olivier Mannoni, traducteur de nombreux titres, spécialisé dans les textes sur le IIIème Reich, a travaillé de 2011 à 2021 pour une réédition critique de Mein Kampf d’Adolf Hitler, suite à laquelle il a publié Traduire Hitler et Coulée brune.
    Dans son tout récent livre La pensée piétinée : pourquoi le fascisme écrase la culture il analyse les outils utilisés pour imposer l’extrême-droitisation de la pensée, notamment la commission d’enquête de Charles Alloncle contre l’audiovisuel public et la main-mise de Vincent Bolloré sur les univers du livre, de la presse et du cinéma. Il analyse toutes ces manœuvres dans ces domaines déjà fragilisés par l’invasion du numérique et de l’IA, qui pourraient aboutir à une destruction de la culture, relent fasciste de notre époque.
    En France, comme dans de nombreux pays, l’objectif est de contrôler puis d’annihiler la libre communication des idées, l’expression artistique, la réflexion sociale ou politique.

    Olivier Mannoni appelle à préserver ”notre capacité de rêve et de création, propre à une culture vivante et audacieuse, qui nous permettra de poursuivre cette lutte sans se résigner”.

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    19 octobre 2026 Luttes sociales

    Dans le cadre de la journée de Radio Libertaire évoquant la Révolution espagnole de 1936, Trous noirs propose d’en évoquer plusieurs aspects susceptibles d’inspirer le temps présent.

    Depuis Barcelone, Daniel Pinos, dont le père Eusébio fut un militant anarchiste de la fédération régionale de la province de Huesca et la mère Juliana adhérente de la Fédération ibérique des jeunesses libertaires (FIJL), évoquera quels traces persistent dans la population espagnole, particulièrement en Catalogne.
    Annick Stevens, animatrice de l’Université populaire de Marseille, pour laquelle elle a réalisé récemment un cycle sur le thème ”Réinventer la démocratie directe”, évoquera le travail d’enquête réalisé à l’époque pendant plus de huit mois par le militant anarcho-syndicaliste Gaston Leval auprès des collectivités anarchistes paysannes et ouvrières, matière de son livre Espagne libertaire 36-39.
    En parallèle, elle portera un regard sur le fonctionnement depuis plus de six ans en démocratie directe de la commune de Ménil-la-Horgne dans la Meuse, dont les décisions sont prises par une assemblée citoyenne et qui inspire des communes voisines.

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    12 octobre 2026 Luttes sociales

    Après une première partie diffusée le 11 mai, nous retrouvons Nedjib Sidi Moussa, historien d’origine algérienne, qui regroupe une vingtaine de textes dans Le spectre du colonialisme, paru récemment aux Éditions L’Échappée. Ces textes couvrent quatorze années jusqu’à 2025 pendant lesquelles, parallèlement aux crises culturelles, sociales et politiques, ”le rapport passionnel au passé colonial s’est inscrit comme une question incontournable”.
    Parmi les nombreux enjeux contemporains concernés, il cite la persistance du racisme, l’instrumentalisation de la diversité, la politisation de la présence musulmane, ”le tout sur fond de décomposition du vieux mouvement ouvrier et de crise du capitalisme néolibéral”.
    Sont notamment évoquées les trajectoires de figures intellectuelles confrontées à cette réalité, tels Albert Camus, Frantz Fanon, Joseph Gabel, Maxime Rodinson.
    Certains textes fournissent des informations peu connues, notamment dans ”Par delà l’anticolonialisme : Guy Debord”. Ainsi, quatre ans après l’indépendance algérienne, l’Internationale situationniste dénonçait dans le modèle léniniste qui inspirait l’opposition algérienne une ”contre-vérité policière de l’Histoire” et développait une réfutation du bolchevisme ”pour éviter aux ex-pays colonisés les impasses étatiques, développementalistes ou religieuses”. L’IS critiquait les idéologies au service des ”nouveaux maîtres” : castro-guévarisme, nassérisme, titisme, maoïsme, benbellisme.
    Dans un autre texte est cité Mohamed Saïd, militant kabyle hostile au colonialisme, au nationalisme, à la religion et qui avait appartenu à la colonne Durruti pendant la révolution espagnole : ”La grande masse des travailleurs kabyles sait qu’un gouvernement musulman à la fois religieux et politique ne peut revêtir qu’un caractère féodal”.

    Dans cet ouvrage Nedjib Sidi Moussa nous invite à ”surmonter les oppositions binaires Occidental/non Occidental, Blanc/non Blanc, Nord/Sud dans le but d’embrasser l’universalité de notre commune humanité”.

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