Dans le monde, la crise de l’eau s’accroît d’année en année. La récente sécheresse accélère la prise de conscience que ce bien commun risque de manquer.
Les consommateurs vont ”trinquer” : restrictions, qualité dégradée, coût en forte augmentation, alors que des entreprises s’efforcent de tirer profit de la pénurie qui s’annonce : Les assoiffeurs. Tel est le titre du livre paru aux Éditions ”Les Liens qui libèrent”, résultat de deux ans d’enquête des journalistes indépendants Fabien Benoit en Nicolas Celnik.
Ils ont rencontré aussi bien ceux qui font de l’eau une marchandise que des collectifs qui tentent de s’y opposer. Ils ont particulièrement abordé trois catégories de profiteurs :
- Les intouchables : ceux qui en agriculture, tels les producteurs de maïs, pratiquent une irrigation de plus en plus importante, installent des énormes bassines dont ils se réservent l’usage, prônent une ”agriculture connectée”.
- Les marchands : en 10 ans le marché des eaux en bouteille a augmenté de 73 % dans le monde pour atteindre 1 million de bouteilles par minute. Quelques entreprises dominent, telles Danone et Nestlé : Fabien et Nicolas nous emmènent à Volvic en Auvergne et Vittel dans les Vosges.
- Les outsiders : Les grands acteurs du numérique masquent leur énorme consommation d’eau,
gouffre hydrique si l’on tient compte de l’extraction des matières premières (métaux, terres rares), de la fabrication des composants électroniques, du refroidissement des data centers...
Leurs ”solutions” font appel à des techniques onéreuses et consommatrices d’énergie (dessalement eau de mer, retraitement eaux usées, filtration impuretés).
Les alternatives proposées par l’agriculture paysanne et les hydrologues rappellent la nécessité de régénérer les sols et les cycles de l’eau dans les écosystèmes. Elles remettent en cause les choix politiques et économiques actuels.
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31 août 2026 Terre et radioactivité
Rediffusion de l’émission du 4 mai 2026.
Notre invité, Bruno Chareyron, explique dans les débuts de son récent livre Le nucléaire : une énergie vraiment sans danger ?, paru chez Dunod, souhaiter ”témoigner du décalage invraisemblable entre le nucléaire rêvé, présenté comme un indispensable recours pour réussir la transition énergétique, et la réalité que j’ai pu découvrir progressivement sur le terrain”.
Pendant sa formation pour devenir Ingénieur en Génie énergétique et nucléaire, au milieu des années 1980, il est ainsi ”formaté” :
- L’uranium naturel est abondant et sans danger
- Tchernobyl n’a pas eu d’effet en France
- Les déchets nucléaires sont recyclés à La Hague et sont réutilisables
Plus tard, son fils de deux ans est soigné pour une leucémie à côté de celui d’une famille originaire de La Hague. Il décide alors d’enquêter sur la déformation et les mensonges liés au développement de l’énergie nucléaire. En 1993, il est embauché par la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité), qui cherche à renforcer l’équipe de son laboratoire d’analyse de la radioactivité. Cette association avait été créée par de simples citoyens au lendemain de Tchernobyl (1986) pour effectuer des mesures indépendamment de l’État et des industriels.
Dans son livre, une synthèse à la portée de tous de ses trente ans d’expérience sur le terrain, il nous permet de mieux connaître les risques du processus de production d’électricité d’origine nucléaire depuis l’extraction du minerai, du fonctionnement des centrales, de la production et de la gestion des combustibles irradiés, ainsi que de dévoiler la gestion de catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima.
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24 août 2026 Terre et radioactivité
Rediffusion de l’émission du 15 avril 2024.
Le 26 avril 1986, l’explosion d’un réacteur de la centrale Lénine de Tchernobyl produit la plus grande catastrophe nucléaire de tous les temps.
Aujourd’hui, près de 4 décennies plus tard, les enfants de la région développent diverses maladies. Yves Lenoir, président de l’association ”Enfants de Tchernobyl Belarus” en présente la réalité dans ”Effets à long terme du déni des effets des radiations, le cas Tchernobyl”, contribution à La pieuvre nucléaire (Éditions du Monde Libertaire), coordonné par le réseau Makhno.
Alors que les nucléocrates tentent désespérément de prolonger l’ère atomique, il est essentiel de proposer au plus grand nombre des informations précises pour combattre les mensonges d’État sur les graves dangers de ces êtres radioactifs, qui concernent de très nombreuses générations.
C’est l’objectif des contributeurs de ce livre, tous engagés depuis longtemps dans la lutte contre la pieuvre nucléaire. Sont ainsi abordés : fausses promesses du nucléaire ; risques de la production d’électricité d’origine nucléaire ; les travailleurs du nucléaire ; instrumentalisation de la question climatique ; Fukushima : la résilience technologie du consentement ; le nucléaire, nouvelle époque de l’Histoire.
Les libertaires ont été présents depuis les années 1970, rappelant que le nucléaire, civil ou militaire, implique décisions autoritaires, secrets d’État et contrôle policier. Une ”Coordination nationale antinucléaire” a été créée en juin 2023 pour mieux fédérer les actions des divers groupes locaux. La Fédération anarchiste y participe depuis l’origine : conférences-débat, dossiers dans Le Monde Libertaire, émissions sur Radio Libertaire...
Protons, neutrons et électrons seront donc présents dans le studio.
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