• Présentation Petite Mise au point

    Emissions à venir :

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    Emissions des dernières semaines :

    09 mars 2026 Les Visons contre les patrons

    Rediffusion de l’émission du 12 septembre 2016.
    Quand la faune des zones humides réplique à  l’envahisseur capitaliste, cela promet de belles ZAD. Loin d’identifier les services gratuits rendus par la nature, les capitalistes n’entrevoient la biodiversité que comme un obstacle majeur à  leurs préoccupations mercantiles. Or, Les pressions qui pèsent sur notre monde sont sans précédent. L’exploitation des ressources et les échanges économiques multiplient l’impact des contraintes sur chaque maillon des écosystèmes. Il n’y a pas d’effet bénin. Chaque perturbation, apparemment anodine, s’ajoute à  la précédente, accroissant son effet imprévisible depuis la simple goutte d’eau jusqu’à  l’ensemble des manifestations du climat. Mais corneguidouille ! il n’y a guère d’excuse à  trouver pour qui préfère le risque de l’extinction d’une espèce à  l’aménagement de son petit golf bien à  lui. La diminution des espèces rares constitue autant d’alarmes sur la perturbation des systèmes et il n’est plus possible de l’ignorer. Alors quand une zone humide est mise en danger pour le loisir de certains, il faut redire que la nature n’appartient qu’à  l’avenir. Et puisque le très rare vison d’Europe s’y occupe, cela méritait bien une incursion de notre programme dans cette ZAD avec un invité qui s’en soucie, Olivier Sigaut. Car nous voilà  encore au carrefour entre faune sauvage et accaparement capitaliste et nous avons 1h30 pour en disserter sur Radio Libertaire.

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    09 février 2026 Le chant de la nature

    Rediffusion de l’émission du 13 juin 2016.
    La nature ne s’est pas résignée au silence et le chant de la nature est quelque chose d’immense. La ritournelle des sons n’a pas été élaborée juste pour faire joli. Non. Les chants qui s’élèvent derrière chaque buisson, dans chaque mare et dans les immensités pélagiques, tous ces chants sont des sérénades. L’aubade des animaux constitue un grand prélude aux étreintes passionnées.
    Et chaque espèce chante encore de se séduire. C’est dire si la biodiversité est d’abord amoureuse. Et il fallut une évolution organique incroyable pour inventer la syrinx, développer le larynx et s’accorder dans ces concerts étranges qui raconte encore une évolution différente. Et surtout, le chant invente plus qu’un comportement sexuel extraordinaire : il ouvre encore d’autres frontières. Le chant amoureux pourrait être un prélude vers le langage articulé, vers la parole intelligente.
    Alors oui, la nature chante et nous allons aujourd’hui dans cette émission essayer de pénétrer un peu de ce mystère.

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    12 janvier 2026 Les hybrides sont parmi nous

    Rediffusion de l’émission du 9 mai 2016
    Les événements d’hybridation sont une énigme de la nature. Chacun connaît l’histoire de l’ours blanc et plus loin dans la taïga, le grizzli vit bien différemment. Comment imaginer que Grizzly et Ours blanc s’adonnent à  de bien singulières affections. Oh oui ! Un très grand nombre d’espèces peuvent convoler ensemble à  des amours interdites. Interdites selon la théorie, car il est un fondement essentiel sur quoi repose l’édifice biologique, les espèces existent d’être séparées.
    Certes, on remarquait parfois des échanges hardis mais cela était, pensait-on, le simple résultat de cafouillages exceptionnels, d’invraisemblables penchants d’individus plus ou moins tarés. Le fondateur du néodarwinisme Ernst Mayr inscrivit dans le marbre sa définition : ”une espèce est un groupe de populations interfécondes et reproductivement isolées des autres”. L’espèce existait naturellement et la reproduction en était la limite.
    Mais voilà , les amours ursines se sont révélées bien peu loyales au néodarwinisme. Etait ce à  ce point pervers que ours blanc et grizzli puissent s’adonner au plaisir de la chair sans autre émois que de contredire le néodarwinisme. Et les grenouilles vertes aussi s’y plaisaient. Quant à  l’humain si fier de ses origines et de son petit village, de sa nation et parfois si facho qu’il s’accroche à  sa prétendue race, il n’échappe pas à  ce destin des hybrides, Car la barrière des espèces ne parait pas si infranchissable, et l’évolution fait décidément l’amour de travers.
    Voilà  l’histoire que nous allons raconter en discutant de ce que tout cela entraîne comme petites choses incroyables dans un monde où les espèces animales n’aiment pas tourner en rond.

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