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    12 septembre 2022 Les impostures de la sociobiologe

    Rediffusion de l'émission du 8 novembre 2021.
    Au début, la sociobiologie était juste censée proposer une explication à la question « pourquoi des animaux vivent-ils en groupe ? ». On a instauré l’hypothèse que c’était une affaire de gènes. À partir de là, la parenté entre les individus donnerait la base de la vie sociale et cette parentèle expliquait l’altruisme apparent des fourmis par la sélection naturelle. Comme le but de cet altruisme est de propager les gènes, la sociobiologie fabriqua une théorie omnipotente et cela sans aucun débat, aucune discussion de fond. Mais comment une théorie sur la vie sociale des animaux a-t-elle pu dominer toutes les sciences et soutenir les thèses d’extrême-droite dans la société ?
    Wilson proposa un système de réflexion totalitaire édictant que la civilisation devrait s’approprier les écosystèmes transformés et développer l’industrie. Les conduites étant sélectionnées pour le meilleur des gènes, le scientifique américain suggéra naïvement que la soumission des femmes, leur cerveau plus petit, la puissance des hommes et l’exploitation par les entrepreneurs, la xénophobie, le racisme, l’esprit de compétition, la marchandisation du monde, la monogamie, la foi religieuse et l’instinct de la guerre seraient juste le résultat de la longue évolution des primates. Des conduites adaptatives, naturelles, quoi, empêchant le grand remplacement.
    La nouvelle droite européenne s’est vite félicitée de l’objectif des sociobiologistes. Cela aurait pu alerter. Mais depuis lors, une inertie accablante force encore sur toutes les recherches et la sociobiologie et son écologie comportementale ont envahi toutes les sciences jusqu’à la sociologie elle-même.
    Il va falloir examiner pourquoi les impostures de la sociobiologie ont pris tellement de puissance dans les sciences, réactivant les idées les plus nauséabondes. D’autant qu’aujourd’hui, Wilson, l’inventeur de la sociobiologie affirme faire amende honorable. Car la sociobiologie accouche de sa propre réfutation. Aucune des thèses ne tient plus la route.
    Nous allons voir comment cette histoire a été construite contre l’émancipation humaine. Mais si la sociobiologie a mystifié le monde, faut-il continuer à laisser-faire ?

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    8 août 2022 Les virus entrent par effraction dans nos paroles

    Rediffusion de l'émission du 14 février 2022 :
    S’il est bien, dans le monde du vivant des corpuscules élémentaires dont nous aimerions désavouer l’existence, les virus sont de ceux-là. Pensez donc, à l’origine d’affections aussi terribles que variole, oreillons, rougeole, la fièvre hémorragique ebola, fièvre jaune, Zika ou covid 19, les virus entrent dans nos vies d’une manière indésirable et maligne. Par effraction pourrait-on dire. Comme on maudit les animaux sauvages réservoirs de cette engeance ! Combien on exècre les colobes, chauve-souris, pangolins et autres civettes de porter ces maladies virales.
    Il semble aussi que les virus ne servent à rien, que font-ils dans les écosystèmes ? Un virus ne se reproduit pas, il se duplique, encore n’y est-il paradoxalement pas pour grand-chose. Situées à la frontière du vivant, les caractéristiques virales échappent aussi à la classification biologique. La particule virale ou virion est de si petite taille qu’elle s’est longtemps dérobée à sa propre description.
    Mais les conséquences d’une attaque virale ne concernent pas que la santé humaine. Organismes vivants, plantes comestibles et animaux domestiques connaissent aussi ces invasions maladives et l’effet des virus va bien au-delà de seulement éliminer une forte proportion de leurs victimes. Leur prolifération impose des mesures de protection quasi disciplinaires et des atteintes flagrantes à la liberté sociale comme on l’a vu dès les débuts de la pandémie du covid-19. La pression sociale retombe alors inévitablement sur les plus pauvres, les privant même de leur affreuse condition d’existence salariale. Ces contraintes policières, pourtant héritées du moyen-âge, conduisent les plus réticents à proposer des théories du complot.
    Qu’on se le disent, en entrant dans la dimension microscopique, il faudra aussi parler des communautés humaines et de la mondialisation, et nous devrons encore débusquer quelques préjugés biologiques...

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    13 juin 2022 Sexe et biodiversité : une écologie qui évolue

    Rediffusion de l'émission du 9 mai dernier.

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