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    Emissions des dernières semaines :

    19 octobre 2020 Liberthèmes

    À la fin du XIX ème siècle, la « Belle époque » espère faire oublier le massacre des Communards et se tourner vers un avenir radieux porté par les progrès économiques et techniques, la science devant permettre de répondre à tous les problèmes de l’humanité. Cet optimisme va se fracasser sur la boucherie de la première Guerre mondiale.
    Sur cette période, le Musée des Beaux-Arts de Caen présente une très belle exposition Art, travail, révolte 1870-1914. Les œuvres de nombreux artistes apportent leurs visions, sombres ou éclatantes, sur les bouleversements pour les villes et les humains d’un tel développement industriel : faubourgs, quais, ouvriers et ouvrières rentrant ou s’échappant de l’usine, travail qui transforme le paysage urbain, mais aussi les corps.
    La question sociale s’invite dans des tableaux illustrant la force collective qui se dégage de scènes de chantiers, de docks, et se concrétise pendant les périodes de « travail suspendu » : manifestations, grèves, constitution de syndicats, répression étatique. Dans ce domaine, plusieurs artistes ont contribué par leurs illustrations à des journaux tels Les Temps nouveaux, La Bataille syndicaliste, L’Assiette au beurre, en ces débuts du XXème siècle où s’éveillent les espoirs en « une révolution qui couve et ne se déclenche jamais ».
    Nicolas Éprendre, auteur dans le très beau catalogue d’un texte sur le peintre havrais Gaston Prunier, anime les échanges avec Emmanuelle Delapierre, directrice du musée et Bertrand Tillier, historien de l’art et conseiller pour cette exposition, à voir jusqu’au 22 novembre.

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    12 octobre 2020 Anarchie et anarchistes

    Pas d’émission ce lundi : nous partons faire un enregistrement qui sera diffusé la semaine prochaine.

    Emission indisponible

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    05 octobre 2020 Anarchie et anarchistes

    Révolutionnaire et dandy, Vigo dit Almereyda est la biographie d’un militant révolutionnaire et journaliste, dont enfance et adolescence traversent les dix-sept dernières années du 19 ème siècle, une même période le conduisant à la mort en prison en 1917.
    Pour une peccadille, il est enfermé à 17 ans à la Petite Roquette, véritable « enfer des gosses », et rêve de se venger de « ce monde où on broie l’enfance ». Son école sera l’Université populaire du Faubourg Saint-Antoine et sa formation militante les anarchistes individualistes du Libertaire, dans lequel il écrit dès janvier 1901.
    Il vit intensément les premières années du 20 ème siècle, pendant lesquelles l’espoir révolutionnaire se lève sur fond de grèves et d’émeutes. La répression étatique n’en est que plus féroce, et sa participation active aux manifestations, ses responsabilités dans divers journaux, La Guerre sociale puis Le bonnet rouge, lui valent plusieurs séjours en prison, d’autant qu’il participe à l’Association internationale antimilitariste des travailleurs, qui appelle les conscrits à l’insubordination.
    Après avoir rêvé d’une irréalisable « concentration révolutionnaire » regroupant communistes libertaires, syndicalistes et socialistes insurrectionnels (tel Gustave Hervé), synthèse impossible entre blanquisme et anarchisme, divers reniements vers le réformisme le conduisent à finir sa vie en « dandy tragique ».
    Ce portrait d’une figure de l’histoire de l’anarchisme et plus largement de la vie politique en France est réalisé par Anne Steiner, qui connait particulièrement bien cette période, après des ouvrages tels Les En-dehors : anarchistes individualistes et illégalistes à la Belle époque et Le goût de l’émeute : manifestations et violences de rue dans Paris et sa banlieue à la Belle Époque.

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