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    Emissions à venir :

    16 septembre 2019 Luttes sociales

    LʼÉtat régalien, « État dont la principale mission est de faire régner lʼordre par la police, lʼarmée, le justice », apparaît de plus en plus clairement aux yeux de beaucoup, et pas seulement à ceux des habitants de Bure traités comme des « malfaiteurs », des Gilets jaunes grenadés et emprisonnés, des migrants pourchassés et déportés, des sahéliens ou yéménites victimes dʼarmes bien françaises.
    Les OPEX (Opérations extérieures), telles « Serval » au Mali et « Barkhane » au Sahel, traquent nos « ennemis » au-delà de nos frontières alors que les OPINT (Opérations intérieures), telles « Vigipirate » et « Sentinelle », se chargent de ceux de lʼ« intérieur ». De leur côté, Police et Justice peuvent sʼappuyer sur les principales dispositions de lʼétat dʼurgence passées dans le droit commun.
    Pour tenter dʼobtenir acceptation et soumission des populations, lʼÉtat sʼintéresse aux jeunes cerveaux et ambitionne de les imprégner de lʼ « esprit de défense », dès lʼâge de 16 ans, par un Service national universel (SNU) avec encadrement militaire. Sʼil nʼy a pas de réactions à la hauteur de toutes ces graves restrictions de nos libertés, que restera-t-il de lʼ « État de droit » et de la différence entre une démocratie et une démocrature ?
    Notre invité, Patrick Canin, du bureau national de la Ligue des droits de lʼHomme, est particulièrement bien placé pour parler de ces sujets, puisquʼil fait partie des groupes « SNU » et « Police-Justice » de la LDH.

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    Emissions des dernières semaines :

    9 septembre 2019 Luttes sociales

    Algérie : Le système contre lequel les Algériens descendent dans les rues depuis de nombreux mois sʼest mis en place après lʼindépendance du 3 juillet 1962. En effet si la lutte contre le colonialisme maintenait lʼunité du mouvement de libération, lʼabsence de projet commun pour lʼavenir conduisit à des luttes de factions pour le pouvoir. Ainsi, la « crise de lʼété 1962 » se conclut par la victoire du clan Ben Bella. Lʼappui apporté par lʼ« armée des frontières » (Maroc et Tunisie) du colonel Boumédiène inaugura le rôle que les militaires détiennent dans ce pays jusquʼà aujourdʼhui. Pour conserver le pouvoir face aux opposants il était nécessaire dʼobtenir lʼappui des masses populaires. Cʼest le rôle de discours et proclamations vantant le « socialisme » et lʼ« autogestion », alors que se mettait en place un État centralisé, adossé un Parti Unique et une bureaucratie dévouée. Pour la population, lʼurgence était de faire redémarrer une économie à lʼarrêt suite au départ massif des européens, qui détenaient tous les postes de responsabilité dans lʼadministration, les entreprises, les domaines agricoles. Damien Hélie, qui participait avec enthousiasme et espoirs à lʼindépendance, décida dʼenquêter sur le secteur industriel, où des salariés qui redémarraient des usines arrêtées suite au départ des cadres et ouvriers qualifiés. Il présenta une thèse en 1967, dans laquelle il se montre très inquiet sur la survie de cette « autogestion réelle » placée dans un contexte capitaliste inchangé, ces entreprises étant en concurrence sur le marché libre avec les entreprises privées. Si les travailleurs obtinrent des augmentations de salaires importantes, leur participation effective à la gestion de leur entreprise et, encore plus à celle de lʼéconomie en général, furent quasi-inexistantes. Damien Hélie en conclut que « lʼautogestion a été une arme dans les mains de lʼéquipe au pouvoir ». Marieme Helie Lucas, notre invitée, qui a partagé cette courte période à la fois exaltante et décevante, a récemment publié cette thèse, sous le titre Les débuts de lʼautogestion industrielle en Algérie. Dans lʼintroduction elle ouvre quelques espoirs : « Il y a actuellement en Algérie un regain dʼintérêt libertaire pour un modèle de gouvernance qui part de la population elle-même. La révolution sociale, culturelle, et pas seulement politique, doit se faire de bas en haut ».

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    2 septembre 2019 Anarchie et anarchistes

    Depuis 4 à 5 ans se développent coopératives alimentaires et supermarchés coopératifs. Lorsque les anarchistes sont présents à leur création, quelles sont les valeurs et les pratiques quʼils mettent en avant ? En quoi les propositions de fonctionnement anarchistes permettent-elles une participation égalitaire et joyeuse de coopérateurs qui ne sont pas au départ des militants ? En quoi cela préfigure-t-il une future société libertaire qui ne fédérera pas que des militants anarchistes purs et durs ? Il ne sʼagira pas seulement de reprendre en mains la production dans les domaines agricoles et industriels, mais de définir collectivement nos besoins essentiels et dʼassurer ensuite la réalisation et la distribution. À Saint-Denis, le groupe Henri Poulaille de la Fédération anarchiste est particulièrement bien placé pour évoquer ces questions. Après avoir lancé lʼUniversité populaire de Saint-Denis - la « Dionyversité », puis lʼAmap « Court-Circuit », qui regroupe depuis 9 ans 250 familles dans un cadre horizontal et libertaire, les boutiques alimentaires autogérées « DiONY-COOP » regroupent 700 familles.
    Jean-Claude, qui a participé à toutes ces réalisations, et à la création en cours dʼune fédération des coopératives alimentaires autogérées, la FÉDÉ-COOP, sera notre invité.

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    26 août 2019 Anarchie et anarchistes

    Campagne antimilitariste de la Fédération Anarchiste
    Service national universel : Après une première « fournée » en juin de 3 000 volontaires, garçons et filles de 16 ans, la militarisation de la jeunesse est « en Marche » au pas cadencé. Pour mieux connaître les objectifs et mieux les combattre, une rediffusion de lʼémission du 13 mai dernier avec Bernard Baissat (Union Pacifiste) :
    LʼUnion Pacifiste a décidé dʼengager une campagne contre le Service national universel (SNU) à laquelle elle invite associations, syndicats, parents dʼélèves qui souhaitent sʼopposer à lʼembrigadement de jeunes mineurs et à leur « bourrage de crâne ». La Fédération anarchiste sʼy joint dʼautant plus volontiers quʼelle avait décidé de mener une campagne antimilitariste à son congrès de Chalette, rappelant notamment que « la militarisation de notre quotidien se traduit par lʼaccoutumance à une présence militaire et policière permanente ». Le SNU serait encadré en internat par des militaires et lʼassociation du Ministère de lʼÉducation nationale garantirait dans les écoles une « sensibilisation » des jeunes cerveaux à « lʼesprit de défense ». Il est temps de réagir car le dispositif est en train de se mettre en place dans plusieurs départements pilotes. Pour nous en parler : Bernard Baissat militant de lʼUnion Pacifiste et animateur de lʼémission « Si vis pacem » sur Radio Libertaire.

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