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    Emissions à venir :

    25 février 2019 Luttes sociales

    « Fédérons-nous pour changer la société » figure dans lʼappel émanant de lʼAssemblée des assemblées de Gilets Jaunes réunissant 75 délégations (400 personnes), qui sʼest tenue à Commercy les 26 et 27 janvier : « Nous, Gilets Jaunes des ronds-points, des parkings, des places, des assemblées, des manifs (…) depuis le 17 novembre, du plus petit village du monde rural à la plus grande ville, nous nous sommes soulevés contre cette société profondément violente, injuste et insupportable ». Ils rappellent que le « grand débat national » nʼest quʼune entourloupe, campagne de com. Jupitérienne, alors quʼils sont lʼobjet du mépris, du dénigrement et dʼune féroce répression de ce même gouvernement : « Des milliers de blessés, lʼutilisation massive dʼarmes qui mutilent, éborgnent, blessent et traumatisent, plus de 1000 personnes arbitrairement cndamnées et emprisonnées, une nouvelle loi anti-casseurs qui vise à nous empêcher de manifester ». Pour en parler avec nous : Patrick, qui représentait à Commercy un rond-point près de Nemours, Freddy Gomez, qui a publié plusieurs textes sur ce mouvement social sur le site À Contretemps, Anne Steiner, dont un récent texte est titré : « La seule réaction syndicale à la hauteur des événements serait un appel à la grève générale illimitée ».

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    4 mars 2019 Luttes sociales

    Dans le livre Résister à la militarisation – Le Groupe dʼaction et de résistance à la militarisation Lyon 1967-1984, un des auteurs, Patrice Bouveret, rappelle que le refus du militarisme, de la guerre et de sa préparation a été une composante importante du mouvement social. Créé à Lyon en 1967, le GARM, sʼest enrichi de lʼesprit libertaire de Mai 68 et de lʼapport de nombreux jeunes. Le GARM a abordé tous les aspects de la politique de Défense (insoumission, pacifisme, objection de conscience, droits des soldats, anti-impérialisme, opposition aux armes nucléaires...). Ses actions, souvent spectaculaires et teintées dʼhumour, ont nourri ses analyses sur lʼarmée et la militarisation. Beaucoup de ses militants nʼont pas renié leurs engagements et ont continué dʼagir dans divers groupes. Ainsi notre invité, Patrice Bouveret anime LʼObservatoire des armements, centre dʼinformation sur lʼindustrie dʼarmement et les armes nucléaires.

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    Emissions des dernières semaines :

    18 février 2019 Anarchie et anarchistes

    Charles Macdonald, notre invité, est lʼauteur du passionnant livre LʼOrdre contre lʼHarmonie – Anthropologie de lʼAnarchie : « Une flamme anarchique couvait sous la cendre académique. Jʼai abouti à des conclusions proches de lʼanarchisme sur la base dʼobservations ethnologiques et dʼun raisonnement anthropologique ». Il rapporte lʼexistence dans lʼaventure humaine de nombreux groupes « anarcho-grégaires » pratiquant le partage, « contrat social égalitaire », égalité qui est un processus construit, valorisé, maintenu volontairement : pas de chef avec pouvoir de coercition, ressources propriété commune de tous, décisions collectives avec recherche du consensus : « Pour coopérer dans un groupe, il ne doit pas y avoir de compétition, mais de la solidarité, une interaction bienveillante dʼindividus autonomes et égalitaires. Lʼégalité formant système avec lʼautonomie et la solidarité sont le fondement de lʼanarchie ». Ces réalités issues de la préhistoire, mais aussi de périodes plus récentes, rappellent quʼil nʼexiste aucune prédestination dans la « nature » de lʼHomo Sapiens pour une forme de vie hiérarchisée, individualisée, marchandisée, qui tend aujourdʼhui à devenir hégémonique. Charles Macdonald montre que les valeurs anarchiques restent enfouies en nous, ressurgissent régulièrement dans les « brèches de lʼHistoire ».

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    11 février 2019 Liberthèmes

    Jacques Lesage de La Haye, psychanalyste, ancien détenu, animateur de l’émission Ras les murs sur Radio Libertaire, combat les sociétés d’enfermement depuis des dizaines d’années. Il vient de publier L’abolition de la prison, ouvrage dans lequel il analyse ses origines et ses finalités, ainsi que les alternatives anciennes et récentes : « La prison doit cesser d’exister. Elle reste un vestige d’autres temps et d’autres mœurs. Espace de non-vie et de non-droit, cet archaïsme barbare reste un lieu de destruction systématique de l’individu ».
    À la fin de son intervention, nous repasserons un extrait d’une précédente émission où Jacques échangeait avec l’anthropologue Françoise Neff au sujet des communautés amérindiennes de l’Etat du Guerrero, qui organisent de manière autonome un système judiciaire alternatif à la Justice d’État : « Plutôt que de parler de punition, nous préférons parler d’éducation et de rééducation, donner une autre chance à un être humain ».

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    4 février 2019 Liberthèmes

    Louis Meunier, notre invité, a parcouru l’Afghanistan, notamment à cheval, pendant une dizaine d’années. Dans ce très beau pays, dont les habitants rêvent de paix et de liberté, se succèdent et s’affrontent soldats russes, soldats américains, talibans, Daech. La guerre et l’intolérance ont détruit en partie les traditions d’hospitalité, l’ouverture au monde, à la culture aux arts. Pourtant des résistances existent, des jeunes s’efforcent de créer et d’écouter leurs musiques, des enfants tentent de sourire. C’est tout cela que le réalisateur transmet dans son très beau film, Kabullywood, diffusé ce mois-ci : on accompagne quatre étudiants mettant en pratique le projet un peu fou de redonner vie au plus grand cinéma de Kaboul, abandonné depuis 30 ans. La fiction rejoint la réalité puisque le projectionniste, qui joue son propre rôle, avait caché les bobines de film à l’arrivée des talibans. Pendant le tournage, des hommes en armes ont menacé l’équipe du film, leur maison a été criblée de balles, ils ont échappé à un attentat et à un incendie, trois comédiens ont dû trouver refuge en France. Grâce à Kabullywood, nous déambulons dans une ville où se côtoient ruines, bâtiments en reconstruction, habitants de tous âges, enfants des rues, petites filles à l’école : la vie ne demande qu’à ressurgir.

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